2018-04-23 13:22

Nyon recalé en première instance: l'UEFA doit réagir

Football

Les Nyonnais n'ont pas eu leur licence pour des problèmes d'infrastructure. Une situation regrettable.

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  • Tim Guillemin

Cinq jours. Voilà le délai dont dispose le Stade Nyonnais pour faire recours auprès de la Swiss Football League et obtenir sa licence pour la Challenge League en deuxième instance. C'est peu, mais c'est jouable, surtout si l'UEFA prend enfin ses responsabilités dans la mise aux normes du stade de Colovray, dont elle a la charge.

Car le problème du Stade Nyonnais (2e de Promotion League, un point derrière Kriens) se situe uniquement là. Pour rappel, c'est important, les Nyonnais avaient obtenu la licence en première instance la saison dernière lorsque l'UEFA s'était engagée noir sur blanc à adapter la qualité de l'éclairage aux coûteuses normes de la SFL. Le souci n'est en aucun cas financier, il faut l'écrire noir sur blanc.

Les très récentes gesticulations des membres de l'ancienne direction n'ont eu aucune influence sur la décision de la commission des licences et elles n'avaient de toute façon pas à en avoir, même si du côté de Muri, on indique qu'elles ont été prises en compte. Depuis l'arrivée de Vartan Sirmakes à sa tête, Nyon est un club bien géré, où les salaires tombent à l'heure. Et vu la qualité du contingent, donc sa valeur, donc son coût, les sommes ne se comptent pas en petite monnaie. Vartan Sirmakes, patron du groupe horloger Franck Muller, a très largement les moyens d'assumer la Challenge League, merci pour lui.

Nyon va donc devoir défendre le dossier de son stade devant la SFL d'ici à vendredi prochain, mais il n'y a pas quinze solutions en fait. Le stade est géré par l'UEFA, qui doit en assurer l'entretien. Et donc la conformité vis à vis des instances pour que le club résident puisse jouer au niveau sportif où il se trouve. Et vu que le Stade Nyonnais est un candidat plus que crédible pour la promotion en Challenge League, l'UEFA doit prendre ses responsabilités et présenter un projet d'éclairage qui soit adéquat pour ce niveau.

Surtout, la situation semble vraiment incroyable, puisque l'instance européenne fuit ses responsabilités vis à vis d'une compétition domestique de football d'un des pays dont elle a la charge! L'UEFA ne peut tout simplement pas se permettre une aussi mauvaise publicité.

Si le Stade Nyonnais devait ne pas obtenir la licence en deuxième instance, il ne pourrait tout simplement pas monter en Challenge League, aucun recours n'étant possible.

A noter que, pour l'heure, Yverdon Sport (3e) est promu en deuxième division, quel que soit son classement final. La raison est toute simple: Chiasso n'a pas obtenu le document en première instance. Il y a donc une place de plus à pourvoir en Challenge League, à moins bien sûr que le club tessinois n'obtienne sa licence en deuxième instance. Et vu que Kriens et Yverdon sont les deux seuls clubs de Promotion League à avoir, pour l'heure, obtenu le précieux document, le club nord-vaudois est «virtuellement» promu. Reste à attendre le résultat des recours.

Le Matin