2019-10-02 15:26

Le 2e tour de la présidentielle est fixé

Tunisie

Le second tour de la présidentielle tunisienne est fixé au 13 octobre. Le candidat Nabil Karoui est toujours en prison.

L'universitaire indépendant Kais Saied (à droite) et l'homme d'affaires incarcéré Nabil Karoui, dans la course à la présidentielle tunisienne.

L'universitaire indépendant Kais Saied (à droite) et l'homme d'affaires incarcéré Nabil Karoui, dans la course à la présidentielle tunisienne.

L'instance chargée d'organiser les élections en Tunisie (Isie) a confirmé mercredi que le second tour de la présidentielle se tiendrait le 13 octobre, après des appels à repousser le scrutin lancés par le parti d'un candidat emprisonné.

L'Isie a annoncé que la campagne électorale démarrerait jeudi pour ce scrutin opposant l'universitaire indépendant Kais Saied à l'homme d'affaires incarcéré Nabil Karoui, poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment.

«L'Isie ne peut ni avancer ni reculer la date des élections, en vertu de la Constitution», a déclaré à la presse le président de l'instance, Nabil Baffoun.

Le porte-parole de Nabil Karoui, incarcéré depuis le 23 août, avait appelé mardi soir à ce que le second tour soit suspendu tant que le candidat resterait en prison.

Mardi, la Cour d'appel de Tunis a rejeté une nouvelle demande de libération de Nabil Karoui.

Soupçons «solides»

L'Isie, ainsi que nombre de responsables politiques et d'observateurs internationaux, avaient appelé à une équité des chances entre les deux candidats du second tour.

«Nous avons fait tous les efforts possibles pour garantir l'égalité des chances», a affirmé Nabil Baffoun mercredi. «Nous avons envoyé des courriers au ministère de la Justice, au procureur général et même au juge en charge de l'affaire pour qu'ils laissent à Nabil Karoui la possibilité de s'exprimer dans les médias, voire qu'ils le libèrent».

Si le parquet considère les soupçons «solides», l'arrestation de Nabil Karoui 10 jours avant le début de la campagne, avait suscité des interrogations sur une instrumentalisation de la justice par le politique. Nabil Karoui a accusé le Premier ministre Youssef Chahed, son rival à la présidentielle, qui a démenti toute intervention.

afp