2017-09-06 10:50

Deux Biennoises sont parties rejoindre Daech

Suisse

Deux femmes de 23 et 35 ans qui fréquentaient la mosquée Ar'Rahman de Bienne se sont engagées pour le djihad.

La mosquée Ar'Rahman à Bienne refait parler d'elle.

La mosquée Ar'Rahman à Bienne refait parler d'elle.

(Photo: Keystone)

  • Pascal Schmuck

  • Zurich

Deux femmes de la région de Bienne sont parties en Syrie en août 2014 pour rejoindre l'état islamique (dont l’acronyme en langue arabe est Daech). Elles fréquentaient la mosquée Ar'Rahman, dont un des imams tenait des prêches haineux, et elles étaient proches de membres du Conseil central islamique suisse (CCIS), comme l'a découvert l'émission 10vor10 de la télévision alémanique SRF.

L'une d'elles est issue d'une famille d'origine tunisienne habitant à Nidau, où réside également l'imam libyen Abu Ramadan qui appelait à la violence contre des non-musulmans. Elle avait obtenu la nationalité suisse en 2011 mais elle trouvait la mosquée de Bienne pas assez radicale, comme l'avait raconté l'imam dans les colonnes du Tages-Anzeiger.

Après la fin de sa scolarité à La Neuveville, elle a rencontré à plusieurs reprises à Berne Ferah Ulucay, l'actuelle secrétaire générale du CCIS. Cette dernière affirme avoir tenté de détourner la jeune femme de 23 ans de son attirance pour l'état islamique en utilisant des arguments du Coran. La jeune Tunisienne affichait le logo du groupe terroriste sur son téléphone portable, ajoute 10vor10.

Elles seraient à Raqa

Quant à l'autre femme, il s'agit d'une convertie de 35 ans, qui était l'amie de Ferah Ulucay et une membre active du CCIS. La secrétaire générale a démenti que son organisation avait radicalisé la femme de 35 ans, mettant plutôt en cause la propagande de l'état islamique. Elle ignorait tout de ses intentions et de sa volonté de se rendre en Syrie.

Le Ministère public de la Confédération a confirmé qu'il avait ouvert une procédure contre les deux personnes pour infraction à la loi interdisant la participation ou le soutien à des groupes criminels comme Daech ou Al-Qaïda.

Les deux femmes se trouvent toujours à l'étranger, leur trace s'arrête à Raqa, la capitale de l'état islamique actuellement assiégée par une coalition composée de forces arabes et kurdes.

Le Matin