2019-10-05 14:03

Tuerie à Paris: enquête parlementaire réclamée

France

Le parti de droite Les Républicains veut «faire la lumière» sur des «dysfonctionnements», après le drame de jeudi à la préfecture de police de Paris.

L'attaque, jeudi, a fait quatre morts ainsi que celle de l'assaillant.

L'opposition de droite Les Républicains a réclamé samedi la mise en place d'une commission d'enquête à l'Assemblée. Elle veut «faire la lumière» sur des «dysfonctionnements», après la tuerie perpétrée jeudi en plein coeur de la préfecture de police de Paris par l'un de ses employés.

Cette attaque aux motifs encore non élucidés, qui a fait quatre morts ainsi que celle de l'assaillant, dans le centre historique de la capitale française a provoqué une onde de choc dans le pays, visé depuis 2015 par une vague d'attentats sans précédent.

«L'affaire est très grave», a déclaré le patron des députés Les Républicains (LR) Christian Jacob. Il faut la prendre «très au sérieux parce qu'elle engage la sécurité, l'efficacité de nos services de renseignement», a-t-il avancé.

Possible radicalisation

Mardi, «je vais demander la mise en place d'une commission d'enquête», a-t-il ajouté. Plusieurs éléments recueillis par les enquêteurs ont conduit à accréditer l'hypothèse d'une radicalisation de l'assaillant, un homme de 45 ans, converti à l'islam depuis au moins 18 mois.

La commission d'enquête serait chargée «de faire la lumière sur les dysfonctionnements ayant conduit aux attaques commises à la préfecture de Police de Paris», a précisé un autre député LR Eric Ciotti, dans un communiqué.

«Il faudra comprendre pourquoi et comment une telle chose est possible», a également affirmé l'ancien président Nicolas Sarkozy, se disant «bouleversé» et soulignant «la sauvagerie inouïe de ces assassinats».

Appels à la démission

Plusieurs députés LR ont également réclamé la démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner que M. Ciotti a jugé «discrédité pour poursuivre sa mission». Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard doit s'exprimer samedi à 16h00 lors d'une conférence de presse, a annoncé le parquet national antiterroriste qui a repris l'enquête sur cette attaque inédite vendredi.

Armé d'un couteau de cuisine, l'assaillant a blessé mortellement jeudi matin deux policiers et un agent administratif des services de renseignement de la préfecture de police où il était employé comme informaticien, dans des bureaux du bâtiment situé à proximité de Notre-Dame de Paris.

Il a ensuite tué une policière et blessé une employée des ressources humaines ainsi qu'un autre fonctionnaire, avant d'être abattu par un policier dans la cour de la préfecture.

ats