2019-10-07 15:02

Un «dysfonctionnement d'Etat», selon Castaner

Tuerie à la préfecture

Le ministre de l'Intérieur réfute tout scandale d'Etat mais reconnaît que les propos de l'assaillant justifiant les attaques de Charlie Hebdo auraient dû susciter une autre considération.

Christophe Castaner.

Christophe Castaner a récusé lundi que la tuerie à la préfecture de police soit révélatrice d'un «scandale d'Etat». Il a promis de «resserrer le tamis» pour que tout indice de radicalisation chez les forces de l'ordre fasse l'objet d'un «signalement automatique».

«C'est un dysfonctionnement d'Etat. Un scandale d'Etat, je ne sais pas à quoi ça correspond», a déclaré sur France Inter le ministre de l'Intérieur, sous le feu des critiques depuis l'attaque meurtrière à la préfecture de police perpétrée par Mickaël H., un employé qui présentait des signes de radicalisation.

Le ministre a de nouveau déploré que les propos de cet informaticien de 45 ans justifiant, en 2015, les attentats de Charlie Hebdo n'aient pas suffisamment éveillé d'attention au sein de la Direction du renseignement de la préfecture (DRPP) où il était employé.

«Il n'y a pas eu d'alerte au bon niveau, au bon moment», a-t-il résumé. Selon un rapport interne révélé dimanche par France Inter, ces déclarations n'ont pas l'objet d'un signalement formel.

«Les signaux d'alerte auraient du être suffisants pour déclencher une enquête en profondeur», a estimé Christophe Castaner qui a promis de «resserrer encore les mailles du filet». «Je souhaite que toute alerte fasse l'objet d'un signalement automatique», a-t-il ainsi déclaré, sans donner plus de précisions.

ats