2019-04-15 15:32

Un chat retrouvé avec une flèche de 88 cm plantée dans le dos

Isère (F)

Une association de protection des animaux va porter plainte pour tenter de retrouver celui qui a fait ça à «Abricot».

Le chat avec encore une moitié de flèche dans le dos sur la table du vétérinaire. Le haut du projectile a été démonté.

Le chat avec encore une moitié de flèche dans le dos sur la table du vétérinaire. Le haut du projectile a été démonté.

(Photo: Facebook/Cosa Animalia)

  • Michel Pralong

Dans ce quartier de Poncharra, près de Chambéry (F), «Abricot» est très connu. C'est un chat sans maître, qu'un peu tout le monde nourrit. Cosa Animalia, association locale de protection des animaux, l'a recensé et fait stériliser. Mais dimanche 7 avril, dans l'après-midi, une habitante l'aperçoit avec une flèche plantée dans le dos. Apeuré, l'animal ne se laisse pas approcher et tente même de fuir, mais la flèche va se coincer dans une palissade, relate France 3 Rhône-Alpes. Les pompiers, appelés à la rescousse, le libèrent et l'emmènent chez le vétérinaire.

La flèche, d'une taille impressionnante de 88 cm , est entrée dans son dos et ressortie par sa cuisse gauche. Aucun organe vital n'a été touché, mais il n'est pas sûr que ce mâle de 1 an et demipuisse retrouver l'usage de sa patte. Il faudra attendre deux semaines après l'opération pour savoir s'il faut l'amputer ou pas, indique Cosa Animalia sur sa page Facebook. Pris en charge par une famille d'accueil le temps de sa convalescence, «Abricot» semble retrouver des force et de l'appétit.

Mais Cosa Animalia a lancé un appel à témoin pour tenter de retrouver celui qui a fait ça. Car sa présidente, Catherine Carrier, ne croit pas à la thèse de l'accident. «On ne tire pas sur un chat par hasard», dit-elle sur le site de France 3. Pour elle, la flèche est du matériel bas de gamme, qui n'appartient donc ni à un chasseur ni à un archer sportif affilié à un club. L'association s'est portée partie civile tandis que la fondation 30 millions d'amis a annoncé son intention de porter plainte.

Le Matin