2019-05-24 02:29

Tueur en série exécuté 35 ans après les faits

Etats-Unis

Un Américain, condamné à mort en septembre 1985 pour des viols et des meurtres, a été exécuté jeudi soir, en Floride.

Robert L. avait été surnommé le «violeur des petites annonces».

Robert L. avait été surnommé le «violeur des petites annonces».

(Photo: AFP)

Un tueur en série américain a été exécuté jeudi en Floride, 35 ans après avoir violé et tué au moins huit jeunes femmes dans la région de Tampa.

Robert Long, dit «Bobby», 65 ans, a reçu une injection létale à 18H55 (22H55 GMT) dans la prison d'Etat de Floride, à Raiford, a indiqué la porte-parole des services pénitentiaires de cet Etat du sud-est des Etats-Unis, précisant que l'exécution s'était déroulée «sans incident».

Il a été condamné à la peine capitale en septembre 1985 pour le meurtre d'une jeune femme commis un an plus tôt. Lors de l'enquête, il a avoué sept assassinats supplémentaires et de nombreux viols, selon l'ordonnance d'exécution.

«Le violeur des petites annonces»

Ce père de deux enfants a basculé dans la violence au début des années 1980. Il venait de divorcer. Il a d'abord sélectionné ses victimes en épluchant les petites annonces dans la presse locale. Il contactait des femmes voulant vendre des objets, se rendait à leur domicile et les violait. Les médias l'avaient surnommé «le violeur des petites annonces».

En 1984, Robert Long est passé au meurtre. En l'espace de huit mois, il a kidnappé au moins huit femmes, les a ligotées, violées, étouffées ou égorgées avant d'abandonner leurs cadavres.

En septembre cette année-là, il a enlevé une jeune fille de 17 ans qui rentrait chez elle à vélo. Après avoir été violée à plusieurs reprises, elle a réussi à le convaincre de la laisser partir et a ensuite donné son signalement à la police.

Plusieurs recours

Depuis sa condamnation, Robert Long a multiplié en vain les recours en justice. Sa dernière demande de sursis, introduite auprès de la Cour suprême des Etats-Unis, a été rejetée peu avant l'horaire fixé pour son exécution, qui a donc eu lieu.

Ses avocats avaient évoqué plusieurs motifs, notamment le fait qu'il souffrait d'épilepsie. Pour eux, le cocktail létal retenu n'allait pas bien fonctionner et risquait de lui causer d'importantes souffrances, en violation de la Constitution. C'est la huitième exécution depuis le début de l'année aux Etats-Unis.

afp