2019-07-01 13:30

Des Turcs prisonniers des forces d'Haftar relâchés

Libye

L'arrestation de six Turcs en Libye avait fait monter la tension entre la Turquie et les forces du maréchal Haftar, dimanche.

La Turquie fournit des armes aux forces rivales du maréchal Haftar, en Libye.

La Turquie fournit des armes aux forces rivales du maréchal Haftar, en Libye.

(Photo: AFP)

Six ressortissants turcs qui étaient détenus en Libye par les forces du maréchal Khalifa Haftar ont été relâchés, a annoncé lundi le ministère turc des Affaires étrangères, au lendemain de menaces de représailles d'Ankara.

Présentant les six Turcs comme des «marins», une source au ministère des Affaires étrangères a affirmé qu'ils avaient été libérés et «décidé eux-mêmes de rester» en Libye pour y poursuivre leur travail.

Le ministère turc des Affaires étrangères avait annoncé dimanche soir la détention des six Turcs par les forces du maréchal Haftar, avertissant ces dernières qu'elles deviendraient «des cibles légitimes» s'ils n'étaient pas libérés.

L'homme fort de l'est libyen avait menacé vendredi de s'en prendre aux intérêts turcs dans son pays, accusant Ankara de soutenir militairement ses rivaux du gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et dont le siège se trouve dans la capitale Tripoli.

Exacerbant les tensions, les forces du maréchal Haftar ont annoncé dimanche soir avoir détruit au cours d'une frappe un «drone turc» à l'aéroport international de Tripoli.

Les menaces de Khalifa Haftar contre la Turquie étaient intervenues au lendemain de l'annonce de la reprise par les forces pro-GNA de la ville de Gharyan, à une centaine de kilomètres de Tripoli. Le maréchal en avait fait son centre d'opérations pour l'offensive contre Tripoli, située à plus de 1.000 km de son bastion de Benghazi (est).

Le 19 juin, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait confirmé que son pays fournissait des armes au GNA, estimant que ces équipements militaires avaient permis à Tripoli de «rééquilibrer» la situation face aux forces de Khalifa Haftar, soutenues par les Emirats arabes unis et l'Egypte.

afp