2019-06-12 10:33

L'astuce étonnante de la Norvège pour contrer Wendie Renard

Football

La sélection scandinave a demandé à son chef de presse de jouer le rôle de la défenseuse des Bleues à l'entraînement.

Wendie Renard avait marqué deux fois de la tête sur corner lors du match d'ouverture face à la Corée du Sud. La Norvège a ciblé le danger.

Wendie Renard avait marqué deux fois de la tête sur corner lors du match d'ouverture face à la Corée du Sud. La Norvège a ciblé le danger.

(Photo: AFP)

La Norvège affronte la France, mercredi soir à Nice (21 h). Toutes les deux victorieuses de leur première rencontre du Mondial 2019, les deux nations chercheront à faire un grand pas vers la première place du groupe A. Dans cette optique, les Norvégiennes se sont entraînées de manière plutôt étonnante, mardi. En ciblant un danger bien clair: la défenseuse des Bleues Wendie Renard, qui s'était servi de ses 187 cm pour marquer à deux reprises de la tête sur corner lors du match d'ouverture face à la Corée du Sud.

Comment travailler les phases aériennes et se préparer à défendre en présence de l'imposante joueuse de l'Olympique lyonnais dans la surface de réparation? En demandant au longiligne chef de presse de la sélection, Terje Skele (196 cm), de jouer le rôle de Wendie Renard durant l'exercice dévolu aux balles arrêtées.

La chaîne norvégienne TV2, où a œuvré l'homme de 31 ans, a révélé l'information. Avec les explications du principal intéressé. «L’entraîneur des gardiens Roger Eskeland est venu me voir. Il m’a dit qu’il pourrait avoir besoin de mon aide pour un travail spécifique. Et comme l’entraînement était fermé aux médias, j’étais disponible, a-t-il relaté. J’ai reçu comme mission de devenir Wendie Renard. C’est une excellente joueuse, alors cela a été difficile pour moi d’être à la hauteur. Mais je suppose qu’elles auront plus de mal à l’arrêter elle que moi. J’ai essayé de faire au mieux.»

«On a d'abord pensé qu’on devait lui enfiler une perruque»

Le sélectionneur Martin Sjögren, lui, a ajouté une pointe d'humour aux propos de Terje Skele. «On a d'abord pensé qu’on devait lui enfiler une perruque... Mais on l’a bien utilisé en ce sens. C’est un homme polyvalent, il sait tout faire. Mais je pense que Renard est une meilleure joueuse que lui.»

La préparation spécifique des Norvégiennes paiera-t-elle mercredi soir à Nice? Réponse sur le terrain, en présence de la véritable Wendie Renard.

Le Matin