2019-11-15 15:39

«C’est quand même plus sympa quand on gagne»

Hockey sur glace

Après une longue série négative, le HC Sierre est enfin passé au-dessus de la barre. Le routinier Goran Bezina espère que les Rouge et Jaune continueront sur leur lancée.

Goran Bezina se sent bien à Sierre.

Goran Bezina se sent bien à Sierre.

(Photo: Keystone)

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Le HC Sierre pointe en 8e position du classement de Swiss League. Une belle satisfaction, n’est-ce pas?

Oui, et cela correspond mieux à nos capacités. Après un début de championnat plutôt prometteur, nous avons traversé une très difficile série négative de neuf revers consécutifs. C’était assez dur à vivre. Ce n’est jamais évident de traverser ce genre de situation, surtout pour une équipe jeune comme la nôtre. Le fait de repasser au-dessus de la barre fait vraiment du bien au moral. On vient de gagner trois matches de suite, dont deux victoires face à Langenthal et La Chaux-de-Fonds. C’est pas mal du tout!

Dans la difficulté, l’équipe ne s’est jamais désolidarisée. Comment avez-vous fait pour sortir de cette spirale négative?

C’est vrai, l’équipe est restée solidaire malgré les défaites. Neuf de suite, je peux vous garantir que cela fait beaucoup et que c’est long… L’état d’esprit a toutefois toujours été bon, la cohésion du groupe également. Ce qui nous a sauvés, c’est le travail. Nous avons travaillé très fort et nous avons été récompensés.

Le déclic, quand s’est-il produit?

Le déclic s’est produit à Winterthour, un match que nous avons perdu 5-1 deux jours seulement après avoir remporté le derby contre Viège le 25 octobre. Cela nous a vraiment secoués. Nous nous sommes dits: est-ce que nous voulons être une équipe dont les résultats sont sans cesse en dent de scie, ou voulons-nous être une équipe qui réussit à atteindre un certain niveau de constance? Cette défaite a été un détonateur.

Le hockey de Swiss League à Sierre, ça a l’air de bien fonctionner, non?

Pendant notre série de défaites, il y avait 3000 personnes au stade. Les fans ne nous ont jamais lâchés. Ils ont sans cesse été derrière nous et se sont montrés compréhensifs. Les affluences cette saison démontrent que le hockey à Sierre, c’est quelque chose d’important. C’était déjà le cas l’an dernier en MySport League avec des affluences assez incroyables à ce niveau de jeu. Jouer un match à la patinoire de Graben, c’est quelque chose. L’ambiance est vraiment sympa!

A titre personnel, comment se passe votre saison?

Cela va mieux. Je dois admettre que toutes ces défaites n’ont pas été faciles à encaisser et que je me suis remis en question. Maintenant, c’est quand même beaucoup plus sympa de jouer quand on gagne des matches. Le plaisir est revenu, tout paraît plus facile. Avant, quand on encaissait un but, on ne s’en remettait pas. Désormais, on sait qu’on a les capacités de revenir au score et de gagner la rencontre. Grâce à la confiance, l’état d’esprit est complètement différent.

Votre avenir se dessine-t-il toujours dans l’organisation de Genève-Servette? Ou y a-t-il des chances pour que vous décidiez de jouer une saison de plus en Swiss League avec le HC Sierre?

Normalement, c’est ma dernière saison en tant que joueur. Mais, on ne sait jamais… Quand on gagne des matches et que cela fonctionne bien, cela donne toujours envie de continuer à jouer (rires). Je suis actuellement en discussions avec le GSHC en vue de mon après-carrière. Je souhaite privilégier ma reconversion. J’aimerais être fixé avant la fin de l’année.

Cyrill Pasche

Le Matin