2019-11-15 15:44

Retards: les CFF doivent défier la loi de Murphy

Humeur

Cette semaine, la commission des transports du Conseil national a rappelé les exigences en matière de ponctualité. Sur les quais, on attend les résultats.

Ce vendredi matin 15 novembre en gare de Lausanne: une journée qui commence mal sur le panneau d'affichage.

Ce vendredi matin 15 novembre en gare de Lausanne: une journée qui commence mal sur le panneau d'affichage.

(Photo: le matin)

  • lematin.ch

Aux CFF, quand la journée commence mal, c'est souvent le signe qu'elle va rester perturbée et problablement mal finir. Tout ce qui peut mal tourner, finit par mal tourner, telle est la loi de Murphy. Ce vendredi 15 novembre, les trains du matin ont eu de la peine à trouver leurs sillons. Vers 8 heures, la situation à Lausanne était péjorée sur le tableau des départs. Un train supprimé et des retards allant jusqu'à 16 ou 20 minutes.

Usant à la longue

La situation n'est pas catastrophique. Philosophe et adepte de la méthode Coué, on peut se dire: que sont ces vingt minutes dans une vie ? Mais à la longue, les surprises du matin sont usantes pour les pendulaires et tous ceux qui ont des correspondances à tenir. Ces quelques minutes ne sont rien dans une vie, mais cumulées les unes aux autres, elles nourrissent cette couche de nervosité sournoise qui enfume l'air des trains.

Commission préoccupée

Cette semaine, la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national a répété sa préoccupation face à la situation des trains helvétiques «à la suite des difficultés qui se sont multipliées ces derniers temps, précise-t-elle, notamment concernant la ponctualité des trains, la sécurité des voyageurs et du personnel et les pénuries récurrentes de personnel...»

«L'excellence» pour les clients

La commission a entendu la présidente du conseil d'administration des CFF, Monika Ribar, sur «les mesures prévues ou déjà mises en œuvre grâce auxquelles les CFF pourront renouer avec l’excellence qu’ils doivent à leurs clients». Tout de même, «l'excellence», il ne faut pas demander la lune et fixer des objectifs qui relèvent de la rhétorique. Le client ne demande pas la perfection, mais la «satisfaction» et sa tolérance peut être grande si elle n'est pas mise à l'épreuve trop souvent.

Loi de Murphy

Il serait faux de dire que les CFF n'ont pas le souci de satisfaire leurs clients. Mais, dans la réalité, l'impression qui prévaut est que le système est surtout vulnérable face aux effets dominos du moindre imprévu, un pilote absent, une locomotive en panne, un défaut à une ligne de contact, enfin toutes les explications qui sont données aux voyageurs quand le train se fait attendre. On se dit alors que la loi de Murphy est à la manoeuvre sur le réseau. Et que la méthode Coué ne suffira pas pour la contrer.

Eric Felley

Le Matin