2019-11-08 12:09

«Stop au CFF bashing», chante une cheffe de train

Buzz

Les médias doivent arrêter de dénigrer constamment les CFF, plaide une employée d’une manière pour le moins originale.

  • lematin.ch

Citée par «20 minuten», «Blick», Watson ou encore le «Tages-Anzeiger», l’initiative d’une cheffe de train CFF s’offre un joli buzz en Suisse alémanique. Claudia Furrer, 44 ans, s’en prend pourtant aux médias. Elle leur demande en chanson de cesser le «CFF bashing», le dénigrement permanent des CFF.

En allemand, artisanale, avec des scènes étranges durant lesquelles la chanteuse se mue en fée, cette production de quatre minutes publiée lundi sur YouTube apparaîtra peut-être insolite de ce côté-ci de la Sarine. Reste qu’il s’agit d’un vrai cri du cœur.

«Ça fait tellement mal»

Claudia Furrer met en scène les sujets qui ont pu faire polémique: les retards des convois, le salaire du patron des CFF ou les problèmes des portes qui a engendré le décès d’un contrôleur en août – elle accuse à ce sujet les médias de «faire les gros titres de leur triste destin».

«Hört endlich auf, stop bashing SBB», «arrêtez, stop au CFF bashing», martèle la cheffe de train. Avec des paroles amères sur l’effet des critiques sur les employés du rail: «Même si nous donnons tout, vous ne voulez pas le voir. Ça fait tellement mal», chante-t-elle.

Du respect et des critiques

L’initiative personnelle de Claudia Furrer a été bien accueillie par son employeur. «La vidéo parle d’elle-même», a réagi le porte-parole des CFF Oli Dischoe dans «20 minuten». «Elle exprime le cœur avec lequel nos collaborateurs s’engagent chaque jour pour nos clientes et nos clients et l’importance de leur attachement à leur travail.»

À en croire les nombreux commentaires laissés sur le site de «20 minuten», les lecteurs n’adhèrent cependant pas pleinement au souhait de la cheffe de train. Beaucoup notent que son message est touchant et qu’ils sont pleins de respect pour le travail des employés CFF. Mais que ça n’empêche pas de se montrer critique sur le manque de ponctualité, les prix pratiqués ou, de manière générale, sur les décisions de la direction.

Renaud Michiels

Le Matin