2019-02-11 10:05

Déroutant: Gottéron a «fait du Gottéron»

Hockey sur glace

Deux jours après leur morceau de bravoure à Berne, les Fribourgeois se sont inclinés à la maison contre Rapperswil. Incompréhensible… et finalement pas surprenant.

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(Photo: Image: LeMatin.ch)

  • Grégory Beaud

  • Fribourg

S’il y a bien une équipe dans la ligue capable d’aller gagner à Berne et de s’incliner à domicile contre Rapperswil deux jours plus tard, c’est bien FR Gottéron. Equipe la plus inconstante de la ligue (de loin!), la troupe de Mark French a parfaitement justifié son statut contre les Saint-gallois en livrant une catastrophe de match ponctué par un sec revers 1-4.

Cette équipe pourrait bien rendre son coach dingue. Le d’habitude si stoïque entraîneur des Dragons a prononcé deux fois la phrase «i was mad» (j’étais furieux) lors des interviews d’après-match. Et pourtant le Canadien pèse toujours ses mots avec un certain à-propos. Ce n’est pas un hasard si la porte du vestiaire fribourgeois a mis plusieurs minutes à s’ouvrir. Il faut dire qu’après une nouvelle défaite contre Rapperswil, toute analyse peut paraître bien futile.

Manque de respect

Mais comment est-ce possible de présenter un tel visage deux jours après la partition quasi parfaite jouée à Berne? Andrei Bykov a parlé de manque de respect de l’adversaire. Un constat qui a le mérite d’être honnête… et inquiétant à la fois car cette équipe de Rapperswil avait déjà battu les Fribourgeois il y a une dizaine de jours. Les Dragons étaient plus que prévenus du potentiel danger que représentait cet adversaire.

Avec la réception de la lanterne rouge, les hommes de Mark French avaient une occasion idéale de remonter à la sixième place et de mettre la pression sur leurs adversaires directs. Mais dans leur antre, les pensionnaires de la BCF Arena ont proposé exactement le même «spectacle» que dix jours auparavant dans la cité des Knie. Implication physique inexistante. Power-play inoffensif. Intensité proche du néant. Même les passes les plus simples paraissaient représenter des montagnes face à des Saint-gallois pourtant loin d’être aussi impressionnants que le Berne de vendredi soir.

Plaider la folie

Selon Albert Einstein, «la définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose et d’attendre des résultats différents». Reste à souhaiter que les Fribourgeois n’espéraient pas un résultat différent que fin janvier lors de leur défaite incompréhensible en terres saint-galloises. Car ils pourraient plaider la folie pour expliquer cette nouvelle contre-performance. Une plaidoirie qui pourra bientôt être utilisée par Mark French à force de ne rien comprendre aux états d’âme de son équipe.

Au classement, FR Gottéron voit tout le bénéfice de son beau succès de vendredi être biffé par ce revers. Tout est donc à recommencer en fin de semaine avec un périlleux déplacement à Lausanne avant la réception de Bienne.

Le Matin